Parce qu'il est passionné de musique, parce qu'il rêve d'un lieu d'expression de culture populaire et parce qu'il aimerait proposer des concerts sympas à un tarif abordable au public, Chris Dumortier lance son Imagiscène, une nouvelle salle de spectacles à Mons.
La musique, c'est son truc depuis trente ans. Une passion que Chris Dumortier gère de son mieux avec son métier de gestionnaire financier et commercial. « Je me suis rendu compte qu'en matière de culture populaire, il n'y avait pas grand-chose, en Belgique et un peu en France aussi. Il y a un fossé entre la culture élitiste, les trucs pointus pour lesquels on dépense beaucoup d'argent pour peu de gens, et la non-culture, le quotidien. Au milieu, il y a des tas de créateurs et rien pour eux. » Fort de ses qualités d'artiste et de gestionnaire, Chris développe l'idée d'une scène ouverte à ces artistes de culture populaire. « Il n'y en a pas ou pas suffisamment. En deux jours, j'ai eu déjà plus de deux cents demandes d'artistes ou de groupes alors que j'en avais déjà mille. Ça veut dire qu'il y a un manque. » Fruit de ce constat : Imagiscène, « lieu de culture populaire et alternatif » qui, tous les vendredis, à partir de 20 h, accueillera deux groupes ou artistes, « à 50 % régionaux, c'est-à-dire originaires d'un rayon de 50 km autour de Mons, et 50 % du reste de Belgique et de France ». Soit environ deux heures de spectacle. « C'est relativement tôt et, sur place, il y a une petite restauration pour ceux qui le souhaitent. » Car, si Chris se préoccupe des artistes, il a également conscience qu'il faut tenir compte des besoins du public. « Il fallait dénicher un endroit intéressant et facile à trouver : Imagipark, à Mons. Et puis, dans le même complexe, il y a un bowling et une salle de jeux pour les enfants pendant que les parents assistent aux concerts ! » Autre attention, non-négligeable : le prix. À 6 E l'entrée, Chris veut rendre cette scène accessible à tous. « À ce prix-là, oui, je perds des sous... Mais il faut se donner les moyens de créer une scène de qualité et pour cela, il faut attirer du monde. » L'homme ne cache pas que le tarif pourra légèrement augmenter par la suite, mais l'objectif final reste de loin raisonnable. « Pour payer correctement tout le monde, y compris les bénévoles, il faudrait fixer le prix à 10 E. Moi, je ne gagnerai toujours rien mais je m'en fiche, je travaille à côté. » Et il y en aura pour tous les goûts : rock, pop rock, rap, raggae, slam, funk, jazz, chanson française, variétés et même humour...
article: La voix du Nord.fr
Ce 31 octobre: Sabrina Klinkenberg et Thierry Vingre présenteront Empreinte Balavoine
Prix: 6 euros
Photo: Chris Anceau